A partir de lundi prochain (1er juin) nous entrerons dans l’été météorologique. En effet, en météorologie, l’été couvre les mois de juin, juillet et août. Comment expliquer ce décalage avec l’été calendaire (astronomique) ?
Pourquoi l’été météorologique diffère-t-il de l’été astronomique ?
Les saisons dépendent de la quantité d’énergie (chaleur) du Soleil reçue par la Terre. Cette quantité reçue est déterminée par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre et par sa position par rapport au Soleil. Durant l’été boréal, l’orientation de la Terre permet à l’hémisphère nord de recevoir le plus de chaleur. Le Soleil se trouve au zénith au niveau du tropique du Cancer (23,5°N) le jour du solstice d’été (le dimanche 21 juin pour cette année 2026). C’est cette date qui est mentionnée dans le calendrier comme le commencement de la saison estivale. La durée du jour est maximale au moment du solstice d’été mais en raison de l’inertie de l’atmosphère, ce n’est qu’environ trois semaines plus tard que la température moyenne est généralement à son maximum, c'est-à-dire à la mi-juillet. On estime que ce moment correspond au milieu de l'été. De ce fait, en météorologie, l'été commence le 1er juin pour s'achever le 31 août. La prise en compte de mois « entiers » simplifie aussi le traitement des données statistiques ! D’ailleurs, toutes les saisons météorologiques sont prises en compte selon le même raisonnement.