Le mois d’octobre marque une nouvelle étape dans l’automne météorologique, qui débute le 1er septembre. L’ensoleillement diminue sensiblement par rapport à septembre, tandis que les périodes de ciel couvert deviennent plus fréquentes. Cette nébulosité peut être liée à la formation de nuages bas, de brumes ou de brouillards sous l’influence de conditions anticycloniques, mais aussi au passage plus fréquent des perturbations océaniques. Des périodes de douceur peuvent néanmoins survenir.
Cette baisse de l’ensoleillement est bien visible dans les normales climatologiques. À Brest, la durée moyenne d’ensoleillement passe de 158 heures en septembre à 109 heures en octobre. À Rennes, elle diminue également, de 180 à 117 heures. Des différences géographiques persistent à l’échelle régionale : le sud et l’est de la région bénéficient généralement de davantage d’ensoleillement que la pointe du Finistère, davantage exposée aux influences océaniques.

Les précipitations présentent elles aussi un contraste marqué entre l’ouest et l’est de la région. En octobre, les cumuls moyens atteignent 129 mm à Brest, contre 73 mm à Rennes. Cette différence s’explique notamment par l’exposition du Finistère aux perturbations atlantiques, souvent véhiculées par des flux d’ouest à sud-ouest. En progressant vers l’est, les précipitations tendent à diminuer, même si cette répartition dépend de la trajectoire des perturbations et de la configuration météorologique.

Le vent constitue une autre caractéristique importante du mois d’octobre. Si les coups de vent/tempêtes sont généralement plus fréquentes entre novembre et février, le vent peut déjà souffler sensiblement en octobre. Des rafales d’au moins 58 km/h (grand frais) sont relevées en moyenne plus de 6 jours dans le mois à Brest, contre 14 jours à Ouessant. Les rafales atteignant 100 km/h ou plus sont beaucoup plus rares : elles sont relevées en moyenne 0,1 jour à Brest et 0,6 jour à Ouessant.
Cette faible occurrence n’exclut pas la possibilité d’événements particulièrement violents. La tempête de 1987 en est une illustration marquante. Les records historiques de rafales témoignent également de la violence que peuvent atteindre certains épisodes, avec 200 km/h à Ouessant et 148 km/h à Brest, selon les valeurs retenues pour ces stations.

Côté températures, octobre est un mois de transition au cours duquel des situations très différentes peuvent se succéder. Les records de températures minimales élevées en témoignent (voir carte ci-dessous). À Nantes, l’ancien record de température minimale haute était de 17,5 °C, enregistré le 9 octobre 1997. Ce record pourrait être battu ce mardi 13 octobre 2026 : une température de 18,1 °C était relevée en début d’après-midi. Il faudra toutefois attendre la fin de la journée pour connaître la valeur minimale définitive et confirmer, ou non, ce nouveau record.

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— Météo Bretagne (@MeteoBretagne) October 13, 2026
Avec une minimale provisoire de 18,1°C, la station de Nantes-Bouguenais enregistre ce matin un nouveau record mensuel de douceur. Le précédent record a été enregistré le 9 octobre 1997 (17,5°C).
Pour officialiser ce record, il faut que la température ne… pic.twitter.com/hpXtBdtTpH
À l’opposé, des épisodes froids peuvent également se produire. Le 30 octobre 1997, toujours à Nantes, la température minimale était descendue à −3,3 °C. Ces deux exemples, observés au cours du même mois et de la même année, illustrent la diversité des situations météorologiques possibles en octobre. Cette variabilité se retrouve également dans la configuration atmosphérique attendue cette semaine, avec une succession de conditions différentes.

Les températures maximales peuvent, elles aussi, atteindre des niveaux remarquables. Des journées de chaleur, voire de forte chaleur, ont déjà été observées en octobre en Bretagne (voir carte suivante). En 2011, le thermomètre a notamment atteint 30,8 °C à Ploumanac’h, une station située sur le littoral des Côtes-d’Armor. Rennes a également enregistré 30,0 °C en 2011, puis de nouveau en 2023. Ces valeurs rappellent que, malgré le recul saisonnier des températures, des épisodes exceptionnellement chauds restent possibles au cours du mois.
