Que retiendrons-nous de ce mois de février en Bretagne ?
Une pluviométrie à nouveau énorme !
A l’échelle nationale, février 2026 est le mois de février le plus pluvieux depuis 1959 avec des cumuls plus de 2 fois supérieurs à la normale mensuelle. Le Sud-ouest et l’Ouest se sont trouvés en première ligne face à ce temps exécrable. En Bretagne, après un mois de janvier historiquement arrosé, ce mois de février s’est poursuivi sans transition avec des conditions dépressionnaires. Le mois se situe généralement à la seconde ou à la troisième place de plus arrosés.
Les basses pressions sont été récurrentes d'où des perturbations qui ont défilé de manière très rapprochée et ont donné lieu à des précipitations quasi ininterrompues et très abondantes sur la Bretagne où les sols ont été déjà saturés en janvier par des précipitations très conséquentes. 
Des crues importantes voire majeures et des inondations lors des passages pluvieux associés aux dépressions Nils (11-12 février) et Pedro (18 février). Le 11 février, 33 mm sont relevés à Quimperlé, 37 mm à Bannalec. Le 18 février, les cumuls atteignent 39 mm à Brest, 41 mm à Brennilis et 43 mm à Sizun. La Seiche, l’Ille, la Vilaine, l’Oust, le Blavet, l’Odet, la Laïta ont à nouveau débordé. Le département de la Loire-Atlantique a été concerné par des crues historiques entre le 19 et le 25 février avec une vigilance rouge sur le tronçon aval de la Loire. La crue de la Loire de 1995, qui avait atteint 5,46 m à Ancenis, a été dépassée sur cette commune, où le niveau est monté à 5,81 m.
Sur le mois, 12 stations enregistrent de nouveaux records mensuels de forte pluviométrie.
La station de Brennilis a été la plus copieusement arrosée avec 353 mm en 28 jours ! Ce cumul énorme fait suite à un mois de janvier à la pluviométrie extrême de 380,5 m et à un mois de décembre qui s’était soldé par un cumul de 238 mm. Sur les 3 mois de cet hiver météorologique 2025/2026 ce sont 972 mm de précipitations qui ont touché ce secteur des Monts d’Arrée ! A titre de comparaison, Rennes et Saint-Brieuc enregistrent en moyenne 700 mm sur une année complète.


A partir du lundi 23 février cette overdose pluvieuse s’est enfin interrompue. Si quelques pluies ou averses ont pu être observées, un temps plus sec, plus lumineux et très doux et pu enfin s’exprimer.
Des températures exceptionnellement douces
Le flux océanique qui a concerné la Bretagne a transporté une douceur exceptionnelle. Mis à part quelques faibles gelées matinales localisées le 2 février, de nombreuses stations y compris dans l’intérieur n’ont pas connu de températures négatives (Pontivy, Rostrenen, Fougères…)


Les minimales ont été supérieures de 3 à 4°C aux normes saisonnières 1991-2020. A Nantes et Saint-Nazaire, les minima moyennes atteignent un excédent de 4,5°C !
A la faveur d’une amélioration du temps à la fin du mois (en relation avec une hausse de la pression atmosphérique) , on relève le mardi 23 février 18°C à Saint-Brieuc, 19,7°C à Ploumanac’h, 19,8°C sur le Pays de Redon et 20°C à Nantes.
Le seuil des 20°C est franchi sur de nombreux secteurs des Côtes-d’Armor, d l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique le mercredi 24. On relève 21°C à Blain. De nombreux records mensuels sont dépassés.
🌡️Récap des records mensuels de douceur battus ce 25 fév 2026 en #Bretagne !
— Météo Bretagne (@MeteoBretagne) February 25, 2026
📍Blain : 21,0°C (20,0°C en 1998)
📍Plouay : 20,7°C (20,5°C en 2019)
📍Fougères : 20,1°C (19,4°C, en 2019 en 1990)
📍Arbrissel : 20,0°C (19,4°C en 2019)
📍Lorient : 19,4°C (18,4°C en 2019) pic.twitter.com/AscE2GLZSa
Un ensoleillement déficitaire généralisé
Les 24, 25 et 28 ont permis de retrouver un temps plus ensoleillé. En dehors de ces dates, le ciel a été très sombre et le soleil plus que discret. Le déficit atteint 35 % à Brest et Quimper, 30 % à Nantes et Rennes. Saint-Brieuc et Dinard mieux situées par rapport au flux océanique quasi ininterrompu s'en sortent nettement mieux avec respectivement 80 et 82 heures de soleil cumulées (un déficit peu important par rapport à un mois de février classique).
