Après une historique overdose pluvieuse hivernale, une sécheresse de surface s'est installée sur l'Ouest de la France depuis deux mois. Les effets combinés d'un fort déficit de précipitations, d'un ensoleillement généreux, de températures élevées et d'un vent asséchant sont à l'origine de ce retournement de situation.
Des cumuls de pluie faibles voire dérisoires
Dans la lignée d'un mois de mars sec sur la Bretagne , les cumuls de précipitations sont faibles voire dérisoires sur notre région en ce mois d'avril.
Voici les cumuls relevés entre le 1er et le 26, le déficit par rapport à la norme 1991-2020 est impressionnant sur tous nos départements ; il atteint 70 à 90%. On relève seulement 5 mm au sémaphore de Belle-Île, 7 mm à Nantes, 8 mm à Saint-Brieuc, Rennes et Saint-Nazaire, 10 mm à Merdrignac, 25 mm à Quimper. La sécheresse de surface s’est installée. Pour le secteur agricole, cela peut impacter le semis de printemps qui n'ont pas d'eau pour germer. Il faut irriguer pour éviter la mortalité des plants.
Au cours de ces prochains jours, l’atmosphère sera passagèrement instable. Quelques précipitations sont possibles par endroits mais aucune véritable perturbation océanique n’est envisagée.
Les mois d’avril sont secs de manière récurrente !
L’an passé mars avait été sec avril s’était soldé par un déficit de 20 % en moyenne sur la Bretagne. Les Côtes-d’Armor, l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique affichaient un important déficit (proche de 50%) mais le Morbihan et le Finistère présentaient des cumuls légèrement excédentaires (+6% à Lorient et +18% à Quimper).
Dans son rapport mensuel d’avril 2025, Météo-France Ouest précisait que sur les 12 dernières années, 10 mois d'avril ont été déficitaires, et encore les 2 qui ne le sont pas ont des cumuls à peine supérieurs à la normale. Dans une période où la végétation est en pleine croissance et très hydrophage, nos ressources en eaux sont donc de plus en plus souvent entamées assez tôt dans l’année !
